Congrès des services de l'Aude

Publié le 14/06/2017 à 11H35 (mis à jour le 27/07/2017 à 11H37)
Jean-luc Fraisse, SG de l'UD 11, Joachim Dendievel, SG de l'URI LR, Olivier Guivarch, SG de la fédération des services et Grégory Martin, SG de l'URI MP se sont succédés à la tribune du congrès des services de l'Aude, qui s'est tenu le 13 juin à Talairan.

Ils ont chacun rappelé la nécessité d'un dialogue social de qualité pour permettre aux salarié.e.s de peser sur leur vie quotidienne au travail. C'est ce sur quoi Grégory Martin a insisté, en abordant la concertation engagée avec le gouvernement Philippe. Celle-ci s'organise en 48 réunions dans lesquelles la CFDT bataillera pour le progrès social. Olivier Guivarch a fait de même en rappelant l'importance des branches. Tous se sont réjouis de la création de l'URI Occitanie comme outil de proximité au service des équipes.

Ce fut l'occasion de rencontrer Manu Soler, 61 ans, secrétaire sortant et Jérôme Gonzales, 33 ans, secrétaire nouvellement élu. Quelques années les séparent et pourtant, leurs réponses se font échos. 

En termes de syndicalisme, il leur semble prioritaire que les organisations syndicales, dont la CFDT, se rapprochent des équipes sur le terrain pour leur rendre la parole et favoriser le vivre ensemble. Pour Manuel, le droit n'est pas la seule composante à régir le monde du travail et il est nécessaire que la confédération "s'investisse plus sur son rôle politique" pour permettre aux gens de réussir à cohabiter ensemble. Pour Jérôme, il est important de se pencher sur la syndicalisation des jeunes et de les accompagner pour les aider à dépasser leur peur des conséquences d'être militant.e.s. 

En ce qui concerne la création de l'URI, il s'agit pour eux de mettre rapidement en application l'un des axes de travail inscrits dans le projet de résolution : la proximité. Il faudra tirer toutes les forces qu'offrent ce grand territoire pour s'enrichir les une.e.s les autres, parvenir à maintenir ou développer le lien sur le territoire, au plus près des adhérent.e.s, tout en préservant les identités locales. 

Enfin, leur meilleur souvenir syndical est le même mais pour des raisons différentes : leur première élection en tant que délégué du personnel. Pour Manuel, cela a signé le passage de salarié lambda à élu, militant d'entreprise qui s'inscrit dans l'action. Pour Jérôme; élu quasiment à l'unanimité par ses collègues, ce fut cette grande preuve de confiance qui l'a touché. 

Ce congrès a permis également d'échanger avec Olivier Guivarch sur l'intérêt/le besoin pour la fédération d'intervenir dans les réunions de militant.e.s. Si c'est d'abord une obligation inscrites dans les statuts de la fédération, c'est surtout pour Olivier une manière de se nourrir tant pour la fédération que pour les militant.e.s. Pour les syndicats, la présence d'un.e représentant.e de la fédération est une forme de reconnaissance de leur rôle en tant qu'acteur social. Pour la fédération, c'est une opportunité pour présenter le bilan de leurs actions, de leurs revendications et des négociations nationales.
Il est également indispensable pour le ou la représentant.e d'entendre ce qu'il se passe au niveau local mais également ce qu'il se dit, voire de se faire challenger, questionner sur les décisions qui n'ont pas étaient comprises ou avec lesquelles les militant.e.s sont en désaccord. Quant aux militant.e.s présent.e.s, la présence de la fédération leur permet de s'ouvrir sur d'autres secteurs économiques que le leur. Un échange qui se fait dans les deux sens, déployé également sur les assemblées générales ou les conseils syndicaux.