Fonction publique 65 : la CFDT sur tous les fronts

Publié le 26/11/2014 à 18H21
Les candidats de la CFDT seront présents partout, sur les trois fonctions publiques

Le 4 décembre, l'ensemble des agents de la fonction publique désigneront leurs représentants. La CFDT a réuni tous ses candidats vendredi à Tarbes. Objectif : approuver les engagements forts du syndicat.

 

Beaucoup de monde en ce vendredi matin dans les locaux de la cuisine centrale de la mairie de Tarbes. Et pour cause, la CFDT y a rassemblé l'ensemble de ses candidats pour les prochaines élections dans la fonction publique. Et comme le syndicat présente des listes partout, ça se bouscule à l'heure du petit-déjeuner. Même Didier Szliwka, secrétaire national de la fédération interco, est venu depuis Paris. «C'est un enjeu important pour notre fédération qui pèse 65.000 adhérents, soit le premier syndicat pour la fonction publique, détaille-t-il. Le dialogue social se dégrade. Il y a un grand décalage entre la bonne volonté affichée et les déclinaisons sur le terrain.»

Le 4 décembre, la CFDT sera donc sur tous les terrains, aussi bien dans la fonction publique hospitalière que dans celle d'État ou chez les territoriaux. «Ce sera la première fois que ces élections se tiennent simultanément et donc l'occasion de mesurer la représentativité des syndicats, plaide Gilles Verdier, secrétaire adjoint de l'UD CFDT. On va mesurer le degré d'approbation des engagements pris par la CFDT. Nous aurons davantage de listes qu'en 2011.» «Ce sont des militants qui vont être élus d'abord pour la défense personnelle des agents, reprend Didier Ruffié, délégué régional. C'est très important. On n'est pas dans un syndicalisme de posture mais pour se retrousser les manches.» L'autre volet d'action sera la négociation, notamment sur le blocage du point d'indice et le dialogue social. «On ne croit plus au grand soir mais à des améliorations au cas par cas, surtout dans des situations budgétaires difficiles», précise Claude Tarihaa, secrétaire général de l'interco CFDT.

Les responsables espèrent une mobilisation forte des agents, malgré certains scandales nationaux. «On va jouer la proximité, avec des gens sérieux, qui bossent sur leur lieu de travail, assure Gilles Verdier. On râle quand il le faut, mais on est là pour construire aussi et surtout.» Verdict le 4 décembre.