La parole est aux conseiller.e.s prud'hommes

Publié le 19/10/2016 à 11H45
A l'occasion du rassemblement des conseiller.e.s prud'hommes et défenseur.e.s du.de la salarié.e, la CFDT Midi-Pyrénées est allée à la rencontre de 3 militant.e.s : Patrick, de Midi-Pyrénées, faisant partie du staff organisation, Jena, de Languedoc-Roussillon, conseillère depuis 2007 et Emmanuel, d'Aquitaine, conseiller depuis 2009.

Pour Patrick, ce rassemblement est déjà une belle réussite en termes de mobilisation. La période difficile pour le syndicalisme et le prolongement du mandat des conseiller.e.s qui a entraîné une certaine fatigue, n'ont pas empêché que presque une centaine de militant.e.s se réunissent à Lourdes.

Tou.te.s se félicitent du contenu de ces trois jours : il y a un réel besoin pour chacun.e de s'approprier les nouvelles règles de procédures afin d'être les plus compétent.e.s et efficaces pour les salarié.e.s : la loi Macron et la loi travail modifiant les contours de leur rôle de conseiller.e. 

La loi Macron est une victoire en demi-teinte pour Patrick : si elle permet de rendre justice plus rapidement au bénéfice des salarié.e.s, qui sont souvent les lésé.e.s du système judiciaire, elle met en place l'échevinage. La décision de justice n'est désormais plus rendue uniquement par 2 conseiller.e.s patronaux.ales et 2 conseiller.e.s salarié.e.s, à cela s'ajoute un.e juge professionnel.le. Une mesure combattue par la CFDT qui est en faveur d'une justice paritaire. 

Pour Jena, il faut que notre organisation donne les moyens aux conseiller.e.s d'appliquer la loi, cela passe par la formation (aux valeurs de la CFDT, au juridique, ...) et par ce type de rassemblement qui leur permet d'échanger, de partager, de confronter leurs expériences. Elle rappelle le rôle des CPH dans la diffusion des valeurs de la CFDT, valeurs mises au services de la justice sociale. 

Tou.te.s trois attendent maintenant les résultats des élections TPE qui se tiendront aux mois de novembre/décembre. L'enjeu est crucial : des résultats des élections dépendra le nombre de conseiller.e.s qui seront désormais désigné.e.s. 
Devenir la 1ere organisation syndicale ce n'est donc pas une question d'orgueil, c'est nous permettre encore une fois d'être au plus près des salarié.e.s : dans les très petites entreprises, dans les CPRI (commission paritaire régionale interprofessionnelle) ET dans les instances prud'homales. C'est donner à la CFDT les moyens de répondre aux besoins et aux attentes des salarié.e.s, un rôle qu'elle endosse pour Emmanuel dans ses positions réformistes qui s'adaptent aux évolutions de notre société.