Jaures et la CFDT : Annie Thomas pour expliquer ce lien philosophique

Publié le 01/02/2017 à 16H37
Annie Thomas a participé mardi 31 janvier à la table ronde sur Jaurès et le syndicalisme, organisée par les amis de Jaurès à l’espace des diversités et de la laïcité de Toulouse. 

Au travers du prisme de Jean Jaurès et de sa pensée, elle était invitée, aux côtés d’autres OS, à répondre aux questions des enjeux, menaces, leviers d’action et légitimité du syndicalisme actuel.
En partant de Jaurès, elle a établie des ponts avec l’action de la CFDT :

  • L’indépendance et l’autonomie des syndicats, valeurs chères à Jaurès et inscrites dans nos statuts, actuellement garanties par la démocratie sont parfois remises en question : par des partis politiques qui cherchent à les instrumentaliser ou les diaboliser ou par celles et ceux qui remettent en cause la capacité des partenaires sociaux à négocier en toute autonomie (comme lors des débats de la loi travail). Il est donc de notre devoir de tout faire pour les préserver.
  • La capacité du syndicalisme à être un outil de transformation sociale. « Il faut partir du réel et aller vers l’idéal » disait l’homme politique. En partant du contexte actuel, le syndicalisme doit être au service du progrès social, des droits individuels et collectifs de chacun.e et de l’émancipation des travailleurs et des travailleuses. Il se doit d’être exigeant et proposer des solutions d’avenir pour répondre aux problématiques du 21e siècle : monde globalisé, rénovation de l’UE, développement durable, égalité femmes/hommes, nouvelles formes de protections sociales, …
  • Enfin, au communautarisme de certain.e.s elle oppose l’idée de collaboration, de dialogue entre tou.te.s, au niveau national et transational.

Ainsi, elle nous a prouvé, que le syndicalisme réformiste de la CFDT est en ligne directe avec la pensée de Jaurès. 

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