Grégory Martin répond à des DRH lors du lancement du CDSO

Publié le 27/10/2017

Grégory Martin a participé à la conférence organisée par le Club du Dialogue Social Occitanie (CDSO) pour lequel l'URI est l'une des membres fondateurs. Sur le thème "Dynamiser la négociation collective : pourquoi ? Comment ?", il était accompagné d'Aurélie Degros, DRH à Le BOAT (filiale de Travelopia), Jean-Phlippe Duchemin, DRH à Promologis, Christophe Lerouge directeur de la Direccte (direction régioniale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), Yannick Libéri, avocat et Brigitte Reynès, maîtresse de conférence à l'université Toulouse 1 Capitole. 

Quatrième à intervenir après la Direccte et les deux DRH, ce fût l'occasion pour lui de répondre aux présentations des ces dernier.e.s. Il a tout d'abord tenu à rappeler que pour faire du dialogue social, il faut être honnête et parler de la même chose : ce n'est ni le "monde des bisounours" dans lequel évoluent les DRH qui étaient présent.e.s ni une opposition systématique de la part des élu.e.s et des syndicats, contrairement à certains a priori. Ce n'est pas non plus une "contrainte" comme sur les sujets des séniors et de l'égalité professionelle femmes-hommes exprimée par M Lerouge, mais une opportunité. 

Il a insisté sur le fait que le dialogue social est un outil de performance économique (comme le montre récemment un rapport du FMI) et qu'il est donc nécessaire de donner les moyens aux élu.e.s dans les IRP de pouvoir négocier dans un cadre équilibré en ayant toutes les informations utiles sur le fonctionnement de l'entreprise. Un dialogue social qui ne peut être équilibré, selon lui, si se sont les DRH qui s'occupent de la formation de leurs élu.e.s. 

Il a également cité l'enquête "Parlons Travail" qui a révélé en début d'année que 72% des 200.000 personnes ayant répondu, souhaitent avoir plus voix au chapitre lorsqu'il s'agit de la stratégie économique de l'entreprise. Il s'agit donc de faire confiance aux salarié.e.s pour négocier, lorsque le contexte le nécessite (comme lors de plans de sauvegarde de l'emploi), les modifications de temps de travail, de leurs droits,... pour répondre aux impératifs de l'entreprise. 

Il a enfin souligné que dans un monde économique qui fonctionne à une vitesse vertigineuse, il importe au contraire pour les directions de prendre le temps de faire du dialogue social et d'apprécier ses bénéfices qui se font sur le moyen terme.