C'est le mois de l'économie sociale et solidaire en Occitanie !

Publié le 23/11/2017

A  cette occasion, le forum régional de l'économie sociale et solidaire (FRESS) s'est tenu à l'université Paul Sabatier les 17 et 18 novembre. Des dizaines de stands, des conférences et des ateliers qui ont permis au public de découvrir les différents champs d'action de l'ESS. 

Il était notamment possible d'y croiser l'association du Côté des Femmes, en promotion de son festival "des elles pour l'égalité" (du 23 au 25 novembre à Muret), le 100e singe, espace de coworking et de permaculture, Citoy'enR, coopérative pour l'énergie renouvelable ou encore iés (initiatives pour une économie solidaire), coopérative de financement solidaire. Différents ateliers ont permis aux participant.e.s d'échanger sur la démocratie participative, l'empowerment, l'actualité politique au prisme de l'ESS, ...

De nombreux intervenants se sont succédés à la tribune au cours de plusieurs conférences pour présenter leurs projets ou analyse, parmis lesquels : 

  • Patrick Viveret, philosophe et essayiste, a entre autres, proposé une lecture de l'ESS en comparaison à l'économie mondiale. Alors que 40% de la production mondiale de nourriture est gaspillée et qu'il y a chaque jour 12 milliards de rations produites, il y a encore un nombre conséquent de personnes sous-nourries. Il parle d'une économie des extrêmes qui fonctionne grâce à une logique d'addiction et de frustration dans le même temps, de celles et ceux qui ont accès à tout et celles et ceux qui n'ont accès à rien. Une économie qui crée et est créée par le malêtre, le mal-vivre voire la maltraitance. A ce cercle vicieux s'oppose le cercle vertueux engendré par l'ESS : créer du positif, favoriser le bien-être, le bien-vivre, où transformation personnelle et transformation sociale vont de pair. Le bien-vivre est alors un objet d'expérience et non d'espérance et donne tout son sens à l'antienne "choisir d'être heureux est un acte politique", le choix d'une alternative à ce que l'économie mondiale propose. 
  • Gilles Vanderpooten, directeur du réseau "reporters d'espoir" a présenté un autre type de journalisme : le journalisme des solutions. Celui qui s'écarte des faits divers pour proposer des articles de fonds sur des actions positives, parfois issues de situation négative, pour donner à chacun.e l'envie d'agir. Reporters d'espoir travaille en collaboration avec de nombreuses rédactions nationales, notamment Le Monde, Libération, Le Figaro, ... 
  • Thierry Fabat a présenté le centre des jeunes dirigeants dont il fait partie. Un centre de 5000 adhérent.e.s, chef.fe.s d'entreprise, pour lesquel.le.s il s'agit de mettre l'économie au service de la vie et de l'humain.e et qui recherche l'équilibre entre impératifs économiques, performance sociale et performance écologique. 
  • Christophe Barbier est venu au nom de La Belle Aude, entreprise rachetée par les salarié.e.s, transformée en SCOP, qui produit des crèmes glacées haut de gamme et artisanales. Une entreprise à taille humaine qui participe à l'écosystème économique local en faisant appel à des fournisseurs de matière première régionaux.
  • Jean Louis Sanchez est l'un des dirigeants de Quadran, société d'Occitanie, qui travaille à la production d'énergies propres au travers de l'installation de parc de panneaux voltaiques ou d'éoliennes.
  • Patrice Lelièvre est membre de l'association Solidarité Nouvelles face au Chomâge, réunissant 2800 adhérent.e.s et 180 antennes en France dont le but est de suivre, aider, accompagner les demandeurs.ses d'emploi, sans limite de temps. Sans faire concurrence à Pôle Emploi, cette association permet de sécuriser les personnes en recherche d'emplois. 62% de celles et ceux qui font appel à elle trouvent un emploi. De plus, de manière ponctuelle, SNC finance l'emploi dans l'ESS de personnes très éloignées de l'emploi ,leur permettant de retrouver un lien avec la société. 

Tout autant d'initiatives qui proposent des alternatives à l'économie, la consommation et la production mondiale. Il s'agit pour tous les acteurs et toutes les actrices de l'économie sociale et solidaire de replacer l'humain.e au coeur des processus et de favoriser le bien-être et le bien-vivre de chacun.e.

Un regret : seuls des hommes étaient sur scène lors des deux conférences "LIberta Pensée" et "La France des solutions". Faire de l'ESS en excluant la moitié de l'humanité est contraire à ses prérogatives !
Un bon point : la présence d'interprètes en langue des signes qui ont permis à des personnes malentendantes d'assister à la conférence Liberta Pensée et de s'exprimer.

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