A Toulouse, vivre ensemble... sans les organisations syndicales!

Publié le 04/03/2015 à 11H19
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La CFDT Midi Pyrénées accuse réception du courrier de la mairie de Toulouse indiquant vouloir mettre fin aux conditions d’hébergement de notre organisation.

La Municipalité s’appuie sur la fin de la convention tripartite qui unissaient depuis 1991 les trois collectivités locales mairie, conseil général et conseil régional qui permettait d’assurer l’hébergement des organisations syndicales. Les deux dernières ont cessé de remplir leur engagement auprès de la mairie depuis 2010.

Le courrier fait donc état de difficultés financières de la mairie pour justifier sa décision.

Depuis de nombreuses années pourtant, la CFDT a tenté de réunir ces partenaires pour envisager des solutions acceptables, sans succès.

Nous sommes engagés de longue date pour la transparence du financement des organisations syndicales, notamment en publiant ses comptes bien avant que la loi ne l’y oblige. La CFDT est donc attentive aux motivations de cette décision, que nous ne saurions pour le moment interpréter comme une volonté délibérée de fragiliser des organisations syndicales à qui la loi reconnait une utilité publique en lui déléguant la gestion de nombreuses institutions.

Dans un contexte budgétaire restreint, la CFDT comprend que les élus républicains se préoccupent de la gestion des deniers publics et considèrent donc qu’une mairie seule ne puisse assumer le logement des organisations syndicales interprofessionnelles.

Les contribuables toulousains peuvent légitimement s’interroger sur la pertinence d’assurer seuls le logement de syndicats qui œuvrent sur l’ensemble du département et de la Région.

La méthode brutale met les organisations devant le fait accompli, ne laissant aucune place à une renégociation avec les trois collectivités concernées.

Nous serons reçus le 11 mars pour écouter ce que la mairie prévoit pour assurer la capacité des organisations syndicales, qui œuvrent pour l’intérêt général, à recevoir des milliers de salariés dans leurs locaux et à organiser leurs activités pour le bien des entreprises et des administrations.

Il serait irresponsable et incompréhensible qu’au moment où le gouvernement prépare une loi sur le dialogue social, permettant notamment d’offrir enfin une représentation syndicale aux millions de salariés qui travaillent dans les entreprises de moins de 11 salariés, et alors que les hommes politiques rappellent à juste titre l’impérieuse nécessité du « vivre ensemble », ces derniers prennent la décision d’étrangler les organisations syndicales et les mettent à la rue.

La démocratie sociale a un coût, qui doit être assumé par tous !

Contact presse

Gregory Martin

Secrétaire général